Atelier d'écriture

UNE DESCRIPTION, LE VIEUX QUARTIER DE GENES

Au premier plan, au centre, on peut observer une rue vide où marche un passant devant une gargote, à droite de la photo. Par la suite à gauche de l'image un groupe de trois hommes qui regardent l'agitation du haut de la rue, accoudés à l'angle de celle-ci.

Au second plan, sur le perron d'une boutique, un vieux monsieur avec sa canne est assis, pensif, au soleil. Face à lui, de l'autre côté de la rue, une jeune femme se distingue, sortant des seaux d'un immeuble, accompagnée de son enfant jouant par terre.

En arrière plan, des hommes poussent une charrette chargée de marchandises, sur la rue montante ; à côté, des femmes affairées lavent leur linge sous la halle qui recouvre les lavoirs.

Cette rue est encadrée par des immeubles aux volets fermés, reliés entre eux par les cordes à linge blanc, horizontales et foisonnantes, ce qui crée un équilibre surprenant, en termes d'espace, avec la rue vide.

Cécile Gonthier (Première)

gene vieux port, atelier archive colbert


ECRIT D’INVENTION, LES VIEUX QUARTIERS DE GENES

 Ah ! Les rues populaires de Gênes ! Tout un paysage ! Une rue en pente, des enfants qui jouent ensemble, le linge d'une blancheur resplendissante accroché entre deux immeubles, une petite gargote prête à servir tous les habitants de cette rue animée. Un ensemble de petits détails qui rend ce lieu unique.

 Trois hommes attendent, accoudés à l'angle du restaurant, un ami. En effet, cet ami quelque peu en retard les rejoint, détendu, devant le restaurant qui reste leur lieu de rendez vous, chaque semaine: la Trattoria! Ils passeront une fois de plus un excellent moment à parler du bon vieux temps, des femmes, de la vie... Ils commanderont leurs plats habituels : poissons, fritures, force vin, légumes grillés, mets plus savoureux les uns que les autres et si appréciés à Gênes.

 Il est encore tôt, nos amis aiment à se retrouver à une heure calme. La gérante de la gargote peut encore se reposer en attendant que le flux d'ouvriers vienne prendre de quoi tenir pour le reste de la journée, qui pour certains, s'annonce déjà difficile: qui sur le port décharge à la sueur de son front les nouvelles marchandises arrivées des quatre coins du monde, qui n'a pas pu honorer sa livraison en temps et en heure, qui se voit surveillé par l'œil sévère du patron... Durs labeurs.

Les enfants profitent encore à cette heure de fin de matinée, de pouvoir jouer dans cette rue où ils connaissent les moindres recoins, c'est leur terrain, avec ça, ils peuvent ne pas se soucier du futur peut-être sombre qui les attend, à l'image de leurs parents. Leurs mères lavent avec patience le linge de la famille, sous la grande halle, tandis que leurs pères poussent une charrette, chargée de gros sacs de marchandises dans cette rue en pente. Tous à leur labeur. En levant un peu les yeux, ils pourraient observer les dizaines de cordes à linges blancs, tendues entre les volets fermés des deux immeubles. 

Face à cette animation, un vieil homme médite, en silence, sur les marches du kiosque à l'entrée de la rue. Sa canne l'aidera pour le retour pénible chez lui.  

Le soleil répand sur ces différentes scènes, une lumière agréable pour tout le monde, même pour nous qui en observons la diversité.

 

Léa Lemée (Terminale)