Photographies et légendes

Mauresque. Une femme est alanguie sur un lit confectionné avec des tapis. Elle est vêtue de riches drapés colorés et aux reflets brillants et elle porte de nombreux bijoux aux poignets, sur le front et au cou. Elle tient dans sa main le tuyau d'une chicha qui est posé par terre près d'elle sur un plateau sur lequel est posé également un service à thé. Elle incarne l'exotisme de la femme algérienne, « indigène ». Elle pose pour le photographe et regarde l'objectif. 

Ablutions musulmanes. Dans la cour d'une mosquée, des fidèles sont accroupis autour d'une fontaine dans la cour d'une mosquée. Ces huit hommes, habillés de djellabahs, boivent  et se lavent le visage et les mains , ils font leurs ablutions avant la prière. Il s'agit d'un rituel de purification. Le photographe les prend en situation, aucun d'entre eux ne le regardent. 

Algérie, marché aux bestiaux. Au milieu d'une grande place entourée de hauts palmiers et délimitée par des murailles en pierre, des tentes se tiennent. Des marchands, sont venus avec leurs bêtes, des chevaux, des veaux, des moutons et des dromadaires pour les vendre. C'est un moment important de rencontre et d'échanges, nous sommes dans une économie encore rurale. En arrière plan, on note la présence d'un européen, il s'agit probablement d'un colon qui vient se procurer des bêtes pour son exploitation agricole. 

Alger, types algériens. Quatre jeunes garçons se tiennent assis ou accroupis, à quelques mètres seulement du photographe. Ils font la grimace, aveuglés par le soleil, sourient, semblent heureux et espiègles malgré leurs vêtements tachés et en haillons. L'un d'entre a une jambe de bois et un autre a une dent cassée. Le titre même de la photo, « types algériens », révèle une volonté de classer les populations indigènes en catégories. La pauvreté de ces enfants est frappante.

Biskra dans les dunes. Un paysage désertique s'étend à perte de vue, au loin nous apercevons le massif des Aurés. Un homme seul pose pour le photographe. Il s'agit peut être d'un "zouave", avec son pantalon bouffant en toile blanc et sa veste courte, soit un indigène intégré  dans l'armée d'Afrique pour la conquête coloniale. 

Fabrication de poteries. Devant un muret en  pierre, dans une cour, une femme et deux enfants sont regroupés autour d'une deuxième femme qui fabrique des plats en terre. Ils sont habillés pauvrement. Autour d'eux sont disposées des corbeilles, une bassine en métal, des gamelles, des assiettes. Sur le côté gauche, un chien les observe. 

Intérieur d'une cour en Kabylie. Des maisons de pierre, recouvertes de paille, un sol en terre battue. Dans la cour un groupe de femmes et d'enfants. Certaines femmes se cachent du photographe, d'autres enfants le regardent droit dans les yeux. Les femmes tiennent dans leurs bras les bébés. Le soleil les éblouit. C'est comme si on leur avait demandé de poser pour la photo.

Femmes au repos. Devant une maison en pierre, dont l'on ne voit que la large porte grande ouverte, on observe un groupe d'une dizaine de femmes accroupie et posant pour le photographe. Certaines se cachent en partie le visage, elles sont pieds nus.  A leurs pieds, des brocs et des instruments de percussions. 

M'zab Gardaïa, type touareg. La scène est prise dans le nord du Sahara Algérien à 500 km au sud d'Alger. Un touareg, population de nomades sahariens, pose sur un dromadaire, devant une muraille derrière laquelle on peut apercevoir des palmiers et un paysage vallonné, une oasis. Un turban traditionnel recouvre son visage et son cou pour le protéger du soleil et des vents de sable. Peut être est-ce un guerrier, puisqu'il porte un sabre et une lance.

Oran. Il s'agit d'un panorama de la ville d'Oran. En arrière plan, on distingue, la route qui chemine vers le port et la mer. On distingue la ville au fond avec la montagne qui la surplombe. Au premier plan de la photo, un jeune arabe assis sur un muret regarde l'objectif fixement et pose pour le photographe. Il est habillé pauvrement.